Une tranquille mission en freelance

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Message  Zigfried Zurcouf le Dim 9 Aoû - 13:19

La Brunehilde avait largué les amarres voilà deux jours à Lusance. Et personne ne connaissait la destination exacte. Zurcouf avait vaguement indiquer de se rendre en mer de Saraland sans plus de précision. Il avait pris la décision sans demander l'avis du Régent, Zurcouf estimant que son esprit d'initiative lui permettait largement de ne pas coller aux basques du chef et de lui demander son avis pour tout et n'importe quoi.

Avec les dernières économies, le navire avait été réarmé, re-équipé et ses cales pleines pour satisfaire l'autonomie du navire et de son équipage pendant deux mois. En levant l'ancre, plus personne n'avait un sou vaillant, il fallait obligatoirement revenir avec de l'or des esclaves et autres bien de valeur.

Tout le monde s'ennuyait à bord. Zurcouf passait ses journée sur le pont supérieur sans rien dire, se contentant de fixer l'horizon. Zypolys elle, passait ses journées dans sa cabine. Les deux ne cherchaient même pas à se croiser du regard. Tout le monde à bord observait en spectateur la situation sans cependant chercher à briser la glace. Il y a comme un fragile accord de cessé-le-feu entre les deux que personnes ne souhaite briser. Ils seraient bien capables de couler le navire à eux seul.


« Mais, c'est quoi le problème entre eux ? Demanda un jeune mousse à peine engager sur le navire.

-Entre qui ? Lui répondit un marin plus âgé.

-Ben, entre le capitaine et le second.

-Ah, entre Zurcouf et Zypolys ? C'pas compliqué, ils sont amoureux l'un de l'autre.

Le mousse fit les gros yeux.

-Ben on dirait pas pourtant.

-C'est une sorte d'amour-vache pour ainsi dire. Ils s'aiment bien mais ni l'un ni l'autre ne voudra l'admettre en premier. Le capitaine est trop fière de lui-même pour faire le premier pas et madame veut passer pour un garçon manqué et une féroce frigide malgré sa PUTAIN de poitrine. Résultat quand ils se retrouvent seul en général mieux vaut vraiment les laisser seul, quand c'est pas professionnel ça peut très vite tourner au vinaigre si l'un ou l'autre ne font pas attention à ce qu'ils disent.

-D'accord...

-Et quand sa tourne pas au vinaigre en général. Par exemple, d'après le médecin de bord Zigmund, le chef l'a mis en cloque deux fois. Par mégarde parait-il. Et ben deux fois elle s'est marteler le ventre au pilon pendant des semaines pour se faire avorter elle même.

Le mousse devint blême.

-Oui, on peut dire que Zypolys est un peu vieux jeu elle aussi. Mais ça tu sera gentil de ne pas le répéter.

-Sinon elle me jette par dessus bord ?

-Si elle faisait ça tout l'équipage passerait par dessus bord. Enfin bon, ça n'empêche pas les gars de passer du bon temps avec leurs mains en pensant à elle.

-C'est vrai que si on oubli tout ce que tu vient de dire qu'elle est plutôt...

-Ttt, toi tu va voir les filles d'abord. »

Le capitaine passa à coté d'eux, le marin et le mousse se mirent au garde à vous, Zurcouf les ignora complètement, perdu dans ses pensées. Le mousse attendit qu'il soit hors de portée d'écoute.

« C'est la troisième fois qu'il passe par là en moins d'une heure.

-Il fait le tour du navire, sa promenade quotidienne, à moins qu'il réfléchisse à un coup. »

Le soir venu, Zurcouf dînait dans sa cabine au coté du commandant de ses fusiliers-flibustiers, l'avarois de Sauvigny. Un modèle d'hygiène, les ongles noires, l'haleine capable d’assommer un krasslandais, le tout poudré et portant la perruque comme seul les avarois se le permettent. Zurcouf le faisait manger à ses cotés plutôt que face à lui pour ne pas avoir les relents de son haleine en pleine gueule. A quelques pas derrière le maître d’hôtel Marin, avarois lui aussi, une dépression névrosée à tendance suicidaire en plus. Capable de tuer n'importe qui par suicide rien qu'en expliquant sa vision très personnelle du sens de la vie.

« Dites moi lieutenant, je vous ais souvent vue à mes petites joutes philosophiques. Si je vous demande de me faire un petit résumé de mon profil, que diriez-vous ?

L'avarois se lécha les doigts et rota grassement, signifiant par-là qu'il avait apprécier le repas.

-Ma foi, vous êtes une tête brûlée, vous pourfendez que cela vous chantes, un goût prononcer pour les belles paroles et les belles filles, une passion débordante pour l'anticléricalisme militant. Peut-être même un peu frondeur sur les bords. Répondit l'avarois de sa voix éraillé par les années de fumette.

-Et si je vous demandes de me faire un résumé de ma philosophie de vie ?

-Je vous répondrait en citant qu'''il ne peut y avoir d'homme qui puisse s'élever tant qu'il s'incline devant une idole et prie un concept dénué de toute existence et de toute logique''. Ce qui ma tout de suite plu chez vous.

-Vous savez donc que j'ai pour rêve de voir l'homme et le micromonde se débarrasser de toutes les sortes de religions même si ça passe par le génocide de millions de dévots hélas trop avilis ou tout simplement trop cons pour comprendre qu'ils méritent mieux qu'un asservissement.

La réponse du capitaine laissa rêveur l'avarois. Il tira sa pipe.

-Qu'avez-vous en tête ?

-D'abord, trouver un navire turcose. »
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Zigfried Zurcouf

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